Pharmacie : vers la fin du numerus clausus

Pharmacie : vers la fin du numerus clausus
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Dès la rentrée prochaine, le nombre d’étudiants admissibles en deuxième année de pharmacie va être augmenté. Cette mesure annoncée le 21 avril 2019 concerne également les études de médecine, dentaire et de sage-femme. Au total 10% de places seront répartis entre ces différentes filières.

Pharmacie : plus d’étudiants admis en 2e année

Les vocations pour les études en pharmacie ont la côte chez les bacheliers. Cependant, le redouté passage en deuxième année basé sur des quotas strictes – dit ‘numerus clausus’ – bloque de nombreux aspirants.  Les étudiants en première année le savent : les places sont dures à obtenir ! Certains étudiants découragés par ce système de tri drastique vont faire leurs études à l’étranger, notamment en Belgique.

En même temps, la France manque de personnel formé aux professions de la santé et sur certaines régions pèse la réelle menace de désert médical. La situation est problématique avec beaucoup de candidats au métier de pharmacien, peu de candidats admis en deuxième année et des zones où les pharmacies sont de moins en moins nombreuses. Pour palier à ces déséquilibres, le ministère de la santé a décidé de relever le numerus clausus avec des quotas d’admission plus larges.

137 places de plus en deuxième année de pharmacie

Le concours qui clôture la PACES (Première Année Commune des Études de Santé) va ouvrir, toutes filières confondues, 1,405 places supplémentaires. Cela représente 10% de candidats en plus que l’année passée. Cet appel d’air devra donc soulager les étudiants en première année de pharmacie. En effet, les concours à l’issue de la PACES attirent 5 fois plus de candidats que de places disponibles.

Ainsi, l’année prochaine 3,261 étudiants en première année de pharmacie seront admis à poursuivre leur cursus. Cette augmentation du numerus clausus correspond à 137 places supplémentaires.

Études en pharmacie : la fin du numerus clausus en 2020

Le numerus clausus est donc augmenté, mais il sera totalement supprimé en 2020. En effet, la loi sur la santé souhaite aller plus loin et en terminer avec ces quotas jugés trop strictes et fixés à l’échelle nationale. Dans deux ans, les quotas seront revus et assouplis. Ce seront les facultés et les Agences Régionales de la Santé qui choisiront le nombre de candidats admis. L’objectif premier de cette suppression est de pouvoir s’adapter aux problématiques locales et de mieux répartir les praticiens.

Ces dispositifs ont d’ores et déjà été testés dans trois facultés avec des taux d’admission en deuxième année parfois amenés jusqu’à 30% en plus ! Il sera étendu à l’ensemble des universités de médecines et pharmacies dès l’automne prochain.

C’est une bonne nouvelle pour les étudiants qui vont entrer en première année de pharmacie, exposés à des examens difficiles et soumis à des quotas d’admission faibles. Pour les clients/patients il faudra attendre encore quelques années pour que cette mesure porte ses fruits. Une répartition plus équilibrée du réseau de distribution des médicaments, notamment des pharmacies de garde, est vivement attendue.

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